Le Motobu-Ha Shito-ryu

 

                    Le "MOTOBU-HA SHITO-RYU" dont Tamas WEBER est le pionnier en Europe, fait référence au fameux Sensei CHOKI MOTOBU, personnalité forte et controversée du Karaté d'Okinawa. Pour l'anecdote, on donne généralement le SHITO-RYU comme un style de Karaté japonais. Hors il faut savoir que le fondateur KENWA MABUNI est natif d'Okinawa. Il existe toujours à Okinawa des Dojo faisant explicitement référence au SHITO-RYU, à coté des plus connus UECHI-RYU, SHORIN-RYU et GOJU-RYU.

                     Les racines sont donc profondes et bien établies, MOTOBU CHOKI est quelque peu sortie de l'ombre ces dernières années, personnage quelque peu "oublié" et " maudit" auparavant. Considéré, à juste titre, comme bagarreur relevant sens cesse des défis, c'était aussi un technicien très fin, connaisseur de KATAS (notamment BAISSAI et NEIFANCHI) et qui a développé d'intéressantes réflexions historiques et théoriques. D'aucuns verront un parallèle avec TAMAS, ne serait-ce que par la morphologie, trapue, courte et massive. Aspect trompeur s'il en est, puisque le MOTOBU-HA SHITO-RYU se caractérise surtout par la recherche de la déconctraction, afin d'améliorer la vitesse d'exécution et aussi la force d'impact, la mobilité, le naturel des postures et des mouvements, le fouetté des impacts. Un travail d'ondes de choc important dans ce style de Karaté. Comme le corps Humain est composer a 70% d'eau et qu'il contiens de nombreux éléments liquides (sang, lymphe, liquide céphalorachidien et d'autre...). Ces liquides sont de très bon conducteurs pour les ondes de choc. Un coup très fouetté et pénétrant passe la barrière des muscles ou des os et pourra engendrer des dommages importants sous forme d'hémorragie interne. C'est l'un des plus grand "secret" des coups frappés, l'ATEMI-WAZA.

En résumé, décontraction, précision et explosivité sont tout ce que fait TAMAS.

 

 LE KATA

                     Concernant l'apprentissage des KATAS, le travail de TAMAS reste axé sur les formes les plus pragmatiques, voire rustiques. Il n'a absolument pas subi les évolutions et modifications liées au développements des compétitions techniques. Ce qui a souvent eu pour conséquence de rendre les KATAS plus esthétiques au détriment de la crédibilité des applications (BUNKAI). En cela il prolonge les traditions d'Okinawa, où le KATA est avant tout porteur de message que le pratiquant décrypte au fur et à mesure de son évolution personnelle.

                     Chaque KATA est méthodiquement décomposé pour l'apprentissage et accompagné d'interprétations réalistes permettant de mieux en saisir les finalités martiales. A noter également que beaucoup de mouvements de KATAS sont applicables, non seulement en coups frappés (ATEMIS) ou en parades (UKE-WAZA), mais également en armlocks (KANSETSU-WAZA), voire strangulations (SHIME-WAZA), constituant de réel secrets d'efficacité que TAMAS révèle avec pédagogie.

 

 LA PASSION AVANT LE STATUT

                     De part les milieux où il a évolué les individus côtoyés, sa formation militaire, TAMAS pourrait jouir d'un statut et d'une sécurité économique élevés et mérité... sa vie et sa passion reste celle d'enseigner et d'être comme il le ressent. Proposer un Karaté "qui se vende bien" ne l'intéresse aucunement. Sincérité et assiduité exigent de patients et longs efforts du corps et de l'esprit, ce qui apporte de profondes satisfactions intérieures. Qu'importe à un homme voulant consacrer sa vie à sa passion jusqu'au dernier souffle, et qui, rétrospectivement aimeraient éviter certaines erreurs (si c'était à refaire), malgré maints aléas et galère, voudrait toujours vivre cette passion du BUDO.

 

 UN SUPPLÉMENT D'ÂME

                     Il espère, par son exemple, encourager qui veut s'en donner la peine, à donner, à travers les arts martiaux et le Karaté-do en particulier, un supplément d'âme à un société qui perd la sienne chaque jour un peu plus. TAMAS a une conception éthique rigoureuse sans être rigoriste, ce qui se manifeste notamment lors des passages de grades, dans son Dojo ou au cours des stages. les choses y sont toujours claires quant au niveau technique de chacun, mais également quant à l'appréciation du comportement, du charisme, de l'éducation montrée dans la vie de tous les jours.

TAMAS WEBER, malgré ses nombreux titres et grades élevés (comme Karatéka et comme militaire) est un homme d'une grande simplicité, qui préfère le tutoiement à une obséquiosité ampoulée.

 LE SHITO-RYU 

            Le style "SHITO-RYU", avec son large registre de techniques variées étroitement combinées avec des mouvements respiratoires amples et contrôlés, a une influence direct de renforcement de l'activité pulmonaire, de stimulation du flot sanguin dans les tissu musculaire et de régénération de l'oxygène du cerveau, ce qui permet une augmentation, de la clairvoyance, de l'éveil au combat et en règle générale une amélioration du quotidiens.

             La pratique du "MOTOBU-HA" est un facteur de développement du potentiel de concentration et de coordination des éléments nécessaire à l'étude et au travail rationnel.

             La méditation avant et après l'entraînement permet l'accession à un équilibre physique et mental qui contrebalance le rythme effréné de la société qui nous entoure. Elle permet le rétablissement de la paix intérieure indispensable à la "survie" psychique et, par voie de conséquences, physique dans cet environnement.

             De la pratique régulière d'un art de défense efficace naît un sentiment, une conscience de sécurité personnelle qui rendent nos déplacement plus sûrs. L'entraînement discipliné transforme une agressivité naturelle qui pourrai être destructrice en un outil permettant l'évolution.

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  En 1929, l'école "SHITO-RYU" est créée par MABUNI KENWA. Le nom de Shito est combinaison des caractères

"SHI" = ITO et "TOH" = HIGA,

en mémoire des deux inspirateurs du style, ITOSU et HIGAONNA SENSEI.

            Le maître MOTOBU n'ouvrira jamais de DOJO dans la définition la plus stricte. Il était connu comme un bagarreur efficace, sous le surnom de MOTOBU ZARU (le singe : réputation d'agilité). Il enseigna à OSAKA dans le Dojo fondé en 1940 SEISHIN-KAI (qui veut dire "le coeur pur") et dont sensei est KUKOBA (KUNIBA) KOSEI.

            MOTOBU tenait cette réputation pour avoir, lord d'un combat public, mis hors de combat un boxeur européen réputé de l'époque d'un seul coup de poing.

            L'école prendra plus tard le nom de SHANSHIN KAN, en référence aux trois maîtres qui l'ont inspirée ("SANSHIN" = trois esprits). L'école SANSHIN-KAN est directement enracinée dans le style SHITO-RYU pratiqué par les maîtres MABUNI, MOTOBU et KUKOBA, basé sur l'efficacité explosive de l'impact et la vitesse des déplacements.

            les Katas du MOTOBU-HA SHITO-RYU reflètent les trois écoles originelles d'Okinawa, le NAHA-TE, SHURI-TE et le TOMARI-TE.

            Ce qui caractérise l'école, c'est :

- la vitesse et la force en Kumité,

- l'application large des Bunkai,

- l'emploi des coudes (empi) et genoux (hiza),

- les mouvements ronds tels que uraken, haïto, mawashitsuki,

- les protections et saisies,

- l'emploi des hanches,

- les mouvements respiratoires,

- les techniques de mains ouvertes (shuto),

- les Katas PINAN, SEISAN, SEIPAI, SEIENSHIN, TOMARI-BASSAI, KURURUNNEFA,... Où les techniques mains ouvertes sont combinées avec la respiration et les mouvements puissants.

            Le SANSHIN-KAN représente donc un art efficace et traditionnel de défense avec ses racines à Okinawa mais parfaitement adapté aux besoins de notre société moderne.

 

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